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Les galères de Teus

Nico : Brionne sans Camel Back

>>> Les galères de Teus

"Tout à commencé en début d'après-midi, à 14H, lorsque je suis parti en direction du terrain, tout allait bien quand soudain je sentis de petites vibrations anormales sur la moto, en roulant ces vibrations se transformèrent en gros trous à l'accélération pour aboutir à la panne générale. Ca va que j'étais pas trop loin, parce que je suis rentré à pied et une moto, c'est lourd, surtout quand ça monte. Arrivé chez moi, je sors la caisse à outils, verdict : boisseau coincé (va savoir comment c'est arrivé, m'enfin on s'en fout ça remarche).

De nouveau au terrain, après avoir fait quelques tours, Nico me rattrape, je sais que de toute manière il me doublera mais bon, c'est pas une raison pour le laisser passer. Arrivé en haut d'une descente où d'habitude je vais à deux à l'heure, je me dis : "vas falloir mett'e un p'tit coup de gaz là" et dans la seconde qui suivait, je me suis dit : "houla, pas trop quand même, et hop un p'tit coup de frein", à ce moment, la bécane part en travers "ah merde, j'aurais pas dû bloquer la roue. Tiens, je le voyais pas si près de la piste cet arbuste, merd', merd', merd', merd'" et ce fut l'inévitable gamelle dans l'arbuste. En relevant la bécane, j'avais le sélecteur à la verticale pointé vers le bas. On arrête les moteurs et on conclut qu'il va falloir souder. Je trouve la première tant bien que mal pendant que la brêle de Nico ne veut plus redémarrer, obligé de la pousser en haut d'une côte pour redémarrer.

Arrivé dans la cave à Nico, on s'aperçoit qu'on a oublié nos sacs et impossible de faire fonctionner le poste à souder, là tu commences à te dire qu'aujourd'hui est une mauvaise journée. Du coup, obligé de retourner chez moi en faisant la moitié de la route en deuxième et l'autre moitié en troisième. Arrivé au garage : soudure éclaire…merde, ça tiens pas, meulage éclair et après, resoudure éclaire. Allez hop, direction le bois pour récupérer le sac, pas de temps à perdre.

Rearrivé au terrain, le sélecteur qui commence à foutre le camp : noooooonnn (faut dire que dans ma vie, j'ai pas fait beaucoup de soudure et que je soude un peu n'importe comment mais bon, c'est en faisant qu'on apprend). Comme il tenait encore un peu, et que Nico m'attendait, on décide de faire quelques tours quand même.

Ca roulait bien jusqu'au moment où je suis arrivé au dernier virage avant la ligne droite (ça, ça veut dire gros coup de poignée en vue) ; je rentre dans le virage à l'arrache comme d'habitude, je me place bien droit et gaaaaaaz. A ce moment, le moteur monte dans les tours mais rien ne se passe…bizarre…je regarde le sélecteur, il était revenu en position verticale, ah?, peut-être le point mort. Hophop, je trifouille, j'embraye, je vois le pignon tourner, pourtant ça avance pas, dérailler alors? Je regarde derrière, et là, que vois-je, à l'horreur, non, c'est pas possible, et pourtant si, la chaîne n'était pas déraillée, la couronne tournait sans entraîner la roue !

Alors là, tu te dis, gros problème en vue.
Comme on pouvait pas la pousser jusqu'à la cave, on s'est dit, on démonte sur place, il a donc fallu que Nico aille chercher les outils. Lorsqu'il fut de retour, il se mit à pleuvoir, de toute manière au point où on en était … On démonte la roue et là : un circlip, manquait plus que le vieux circlip à deux balles, forcément on avait pas la pince, du coup, je suis monté derrière Nico avec ma roue arrière (ça a pas l'air comme ça mais c'est lourd).

En deux coups de pince, c'était démonté et là le spectacle : pièce complètement explosée, impossible de repartir. Voici donc comment je suis rentré : en tracteur !"

>>> Nico - Brionne sans Camel Back

" C'est dans la douleur que j'ai terminé cette mémorable course de Brionne de Juin 2001: avec 36 ° à l'ombre, il y avait de quoi cuire un oeuf sur la route !

Tout aurait été parfait si je m'étais muni d'un camel back, accessoire largement conseillé en enduro, mais voilà cette fois c'était la bouteille d'eau rangée bien au fond du sac qui l'avait remplacé.
Résultat: je ne me suis ravitaillé qu'à chaque CH alors autant vous dire que dès le premier tour effectué, ça commencais à tourner sévèrement: la déshydratation était proche.

L'abandon était de rigueur si je voulais rentrer en un seul morceau, on m'a alors pris en flagrant délit de fatique, jugez plutôt..."